Le principe
Parks on the Air (POTA) invite à trafiquer depuis un parc de sa liste. L'activateur est un radioamateur licencié qui s'installe dans le parc ; le chasseur est tout autre radioamateur qui le contacte, de chez lui ou d'ailleurs. Un chasseur qui est lui-même dans un parc fait un « parc à parc » (P2P) et suit alors les règles d'activateur. Ce n'est pas un concours.
Une activation
- Au moins 10 QSO depuis le même parc, dans une seule journée UTC ; plusieurs sorties le même jour UTC s'additionnent. La journée change à minuit UTC : 1 h du matin en France en hiver, 2 h en été.
- L'activateur et tout le matériel dans les limites du parc et sur un terrain public. Une voiture garée dans le parc, sur terrain public, est admise ; une propriété privée enclavée, non. Les cartes de POTA sont un guide : les limites qui comptent sont celles du gestionnaire. Un sentier ou une rivière classés seuls : à moins de 30,5 m (100 pieds) du bord. Pour un « two-fer », toute la station dans la zone où les parcs se superposent, un journal par parc.
- Toutes les bandes et tous les modes, le satellite compris. Pas de relais terrestre, pas de QSO entièrement automatique, pas de contact relayé par un tiers. Aucun échange imposé, et pas de limite de puissance propre à POTA : celle de sa licence, et le minimum nécessaire.
- On peut s'annoncer soi-même sur la page des spots ; n'importe qui peut aussi spotter l'activateur. Un spot disparaît environ 30 minutes après le dernier, ou dès qu'il porte « QRT ».
Le journal
Un fichier ADIF : l'indicatif de la station (ou de l'opérateur), celui du correspondant, la date et l'heure en UTC, la bande écrite « 20M » (et non « 20 »), le mode. On peut ajouter MY_SIG = POTA et la référence du parc dans MY_SIG_INFO ; la norme ADIF 3.1.6 a aussi ses champs POTA_REF et MY_POTA_REF. Pas de date limite d'envoi, pas de doublon, et on ne peut pas se contacter soi-même. Même sans 10 QSO, on envoie le journal : les chasseurs gardent leurs contacts.
Les références
Préfixe ISO 3166-2, puis un numéro qui peut avoir 5 chiffres : FR-0001 (parc naturel régional de l'Avesnois), FR-2439 (parc national des Écrins), FR-0590 (Calanques). Le passage de F- à FR- date du 15 mars 2024. Un même massif peut porter plusieurs références qui se chevauchent, comme un parc national et un site Natura 2000. En novembre 2026, la liste publique comptait 103 382 références dans le monde, dont 16 639 en France (chiffres qui changent).
Respect du parc et sécurité
Le code de conduite demande de respecter les consignes des gardes et des gestionnaires. Les règles changent d'un parc à l'autre : lisez la réglementation du parc, et demandez à l'accueil en cas de doute. Beaucoup de parcs interdisent d'accrocher des fils aux arbres ou de planter des piquets : un mât autoportant règle la question. Écoutez au casque, signalez les fils aux promeneurs, et repartez avec tout. On participe à ses risques et périls : regardez la météo et prévenez quelqu'un de votre sortie.
Un peu d'histoire
En 2016, l'ARRL organise NPOTA (National Parks on the Air) pour le centenaire du National Park Service (le service des parcs nationaux américains). En 2017, Jason Johnston fonde Parks on the Air. En octobre 2024, il se retire : un conseil d'administration de sept membres prend la suite, et le programme compte alors plus de 60 000 parcs.
Licence Activer un parc, c'est émettre : il faut un indicatif radioamateur. Sans licence, on peut écouter les activations, et c'est une belle façon de découvrir la radio.
Dans le jeu Le parc du plan, sa zone de quiétude, la page des spots et les indicatifs sont inventés. Les références de la chasse sont de vrais parcs. Aucun logo : POTA est une marque déposée, nous dessinons nos propres pictogrammes.